Mosquée de Strasbourg : la maire E.E.L.V. sait-elle qui est derrière ?

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Il y a quelques jours, la municipalité de Strasbourg (E.E.L.V.-P.C.F.) a voté le principe d’une subvention au projet de nouvelle mosquée Millî Görüs. Une position qui ne la distingue pas des élus précédents, mais qui n’a pas manqué de faire réagir.

Un retour en arrière possible

Tout d’abord, clarifions un tant soit peu la situation. Non, le financement effectif n’a pas encore été voté ; il fera partie d’un autre vote, celui-ci étant l’approbation d’un principe de subvention. Un retour en arrière est donc possible. Cependant, manifester publiquement un possible soutien financier à venir, est synonyme d’un soutien moral. Pourquoi s’apprêterait-on à financer un projet que l’on ne soutiendrait pas ? Et Mme Barseghian, maire de Strasbourg, aura t-elle envie de revenir en arrière ?

Extrême droite turque

Ce que la ville de Strasbourg semble être en voie de subventionner n’est autre qu’un courant politico-religieux et nationaliste turc. En Turquie, ses défenseurs soutiennent, en grande majorité, le président Erdogan, élu avec une coalition de droite à extrême droite ultranationaliste. Erdogan a par ailleurs fait ses premières armes politiques aux côtés de Necmettin Erbakan… fondateur du Millî Görüs. En France, ce courant est représenté par la Confédération Islamique Millî Görüs (CMIG). Ses thèses sont présentées comme proches de celles des Frères musulmans et de Tariq Ramadan.

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Confusionnisme et opposition à la Charte des imams

Interrogé par BFM TV, le président de la CIMG estime que ce probable financement relève du droit. Son organisation avait d’ailleurs refusé de signer la Charte des imams proposée par le gouvernement. La raison ? Selon lui, cette charte aurait été étendue des imams à l’ensemble des musulmans sans avertir la population. Problème : cette affirmation est fausse. Les musulmans sont soumis à la même loi que n’importe quel autre français ou personne résidant en France, en vertu de l’Article 1er de la Constitution. Cette fausse information s’inscrit dans une logique islamo-conservatrice, selon laquelle réglementer les imams reviendrait à contrôler la religion de tous les musulmans, un amalgame des plus militants…

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